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Appartement de prestige en copropriété : quels diagnostics pour le lot privatif et quels documents pour l'immeuble ?

Vendez ou louez un appartement de prestige en copropriété ? Distinguez les diagnostics obligatoires pour le lot privatif et les documents de l'immeuble.

Publication : DiagLuxe. Publié le .

Quels diagnostics obligatoires pour un appartement de prestige en copropriété ?

Lors de la vente d'un appartement de prestige en copropriété, le propriétaire vendeur doit remettre à l'acquéreur un dossier de diagnostic technique (DDT). Ce dossier regroupe plusieurs diagnostics, tous réalisés par un diagnostiqueur certifié partenaire. Les diagnostics obligatoires pour un appartement sont : le diagnostic de performance énergétique (DPE), le constat de risque d'exposition au plomb (CREP) si l'immeuble a été construit avant le 1er janvier 1949, l'état mentionnant la présence ou l'absence d'amiante si le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, l'état de l'installation intérieure d'électricité et de gaz si ces installations ont plus de 15 ans, l'état des risques (ERP) si le logement est situé dans une zone à risques, et le diagnostic bruit si le bien se trouve dans une zone d'exposition au bruit des aéroports. À la location, les mêmes diagnostics sont exigés, à l'exception de l'amiante qui doit simplement être tenu à disposition du locataire sur demande. Le DDT est annexé à la promesse de vente ou à l'acte de vente, et au bail en location. Source officielle

Source : service-public.gouv.fr

Quels documents de la copropriété le vendeur doit-il fournir ?

En plus des diagnostics du lot privatif, le vendeur d'un appartement en copropriété doit remettre à l'acquéreur plusieurs documents relatifs à l'immeuble. Ces documents sont obligatoires au plus tard à la date de signature de la promesse de vente. Ils incluent : la fiche synthétique sur l'organisation, le fonctionnement, les caractéristiques techniques et financières de la copropriété ; le règlement de copropriété et l'état descriptif de division, ainsi que leurs actes modificatifs publiés ; les procès-verbaux des assemblées générales des trois dernières années ; le carnet d'entretien de l'immeuble ; les conclusions du diagnostic technique global (DTG) s'il existe ; le plan pluriannuel de travaux ou son projet ; et une notice d'information sur les droits et obligations des copropriétaires. Le vendeur doit aussi fournir des informations sur la situation financière de la copropriété : les charges payées pour les deux derniers exercices, le montant de la part du fonds travaux rattachée au lot, et l'état global des impayés de charges. Le syndic établit également un état daté et un certificat de moins d'un mois attestant que le vendeur n'a pas de dette envers la copropriété. Ces documents sont distincts des diagnostics : ils concernent l'immeuble et non le lot privatif.

Comment distinguer les diagnostics du lot privatif et les documents de l'immeuble ?

La distinction est simple : les diagnostics obligatoires portent sur le logement lui-même (le lot privatif), tandis que les documents de copropriété concernent l'immeuble dans son ensemble. Les diagnostics du lot sont réalisés par un diagnostiqueur certifié partenaire à l'intérieur de l'appartement : le DPE mesure la performance énergétique du logement, le CREP vérifie la présence de plomb dans les peintures, l'état amiante repère les matériaux amiantés dans les parties privatives, et les états électrique et gaz contrôlent les installations intérieures. En revanche, les documents de copropriété sont fournis par le syndic. Ils informent l'acquéreur sur la santé financière de la copropriété, les travaux prévus, les règles de vie collective et les charges. Le vendeur ne peut pas les établir lui-même : il doit les demander au syndic. Un exemple hypothétique : si vous vendez un appartement haussmannien à Paris, vous devrez fournir à la fois le DPE et l'état des risques pour le lot, et les PV d'AG des trois dernières années pour l'immeuble. Ces deux catégories de documents sont complémentaires et obligatoires.

Quelle est la superficie à déclarer pour un appartement en copropriété ?

Pour la vente d'un lot de copropriété, la promesse de vente ou l'acte de vente doit indiquer la superficie privative du lot, conformément à la loi Carrez (loi n° 96-1107 du 18 décembre 1996). Cette superficie correspond à la surface des locaux clos et couverts, après déduction des murs, cloisons, marches et cages d'escalier, gaines, embrasures de portes et de fenêtres. Les parties d'une hauteur inférieure à 1,80 mètre ne sont pas comptées. Les caves, garages et emplacements de stationnement sont exclus, de même que les lots ou fractions de lots de moins de 8 m². Aucune certification n'est exigée pour réaliser cette mesure : le vendeur peut la faire lui-même. Si la superficie réelle est inférieure de plus de 5 % à celle mentionnée dans l'acte, l'acquéreur peut agir dans l'année pour obtenir une diminution proportionnelle du prix. En location, c'est la loi Boutin qui s'applique : la surface habitable doit être indiquée dans le bail. Une erreur de plus de 5 % permet au locataire de demander une réduction de loyer. Ces règles sont propres au lot privatif et ne concernent pas les parties communes.

Source : service-public.gouv.fr

Quels diagnostics ne sont pas nécessaires pour un appartement en copropriété ?

Certains diagnostics obligatoires pour une maison individuelle ne le sont pas pour un appartement en copropriété. L'audit énergétique réglementaire, par exemple, n'est exigé qu'à la vente d'une maison individuelle ou d'un immeuble entier en monopropriété classé F, G ou E. Il ne s'applique jamais à un appartement en copropriété. De même, le diagnostic assainissement des eaux usées ne concerne que les maisons équipées d'une installation autonome (fosse septique). Un appartement est raccordé au réseau public d'assainissement collectif, donc ce diagnostic n'est pas requis. Enfin, le carnet d'information du logement (CIL) est obligatoire pour les logements ayant fait l'objet d'un permis de construire ou d'une déclaration préalable déposée à partir du 1er janvier 2023, ou ayant subi des travaux de rénovation depuis cette date. Il concerne aussi bien les maisons que les appartements, mais sa production dépend de la date des travaux, pas du type de bien. Pour un appartement de prestige ancien, le CIL est rarement exigé. Le vendeur doit donc se concentrer sur les diagnostics spécifiques au lot et les documents de copropriété.

Source : service-public.gouv.fr

Source : service-public.gouv.fr

Questions fréquentes

Le diagnostic amiante est-il obligatoire pour un appartement en copropriété construit après 1997 ?
Non. L'état mentionnant la présence ou l'absence d'amiante n'est obligatoire que si le permis de construire de l'immeuble a été délivré avant le 1er juillet 1997. Pour un immeuble plus récent, ce diagnostic n'est pas exigé.
Qui doit fournir les documents de copropriété lors de la vente d'un appartement ?
C'est le vendeur qui doit les remettre à l'acquéreur, mais il doit les demander au syndic de copropriété. Le syndic établit notamment l'état daté et le certificat de moins d'un mois attestant l'absence de dette.
La superficie Carrez est-elle obligatoire pour la location d'un appartement en copropriété ?
Non. La loi Carrez ne s'applique qu'à la vente d'un lot de copropriété. Pour une location, c'est la loi Boutin qui impose d'indiquer la surface habitable dans le bail, sans obligation de mesure par un professionnel.

Sources documentaires

Les sources documentent le sujet ; elles ne constituent pas une validation individuelle de votre dossier. Notre méthode.