Le marché de Villefranche-sur-Mer en 2024
Une maison sur deux vendue à Villefranche-sur-Mer dépasse le million d'euros — 70 % exactement, sur 20 transactions en 2024. Le haut de gamme n'y est pas un segment à part : c'est le marché ordinaire de la commune.
Sur ces 20 transactions, 6 portaient sur une maison d'au moins 200 m², la plus grande atteignant 456 m². C'est ce segment que nous relevons : une propriété de cette taille ne se diagnostique pas comme un pavillon, non parce qu'elle vaut plus cher, mais parce que le nombre de points de contrôle en électricité et en gaz suit la surface, et que chaque bâtiment clos et couvert vendu avec le bien fait l'objet de son propre rapport.
Le prix médian d'une maison s'y établit à 2 M€, soit 15 471 € le mètre carré. La transaction la plus élevée de l'année a atteint 12 M€.
Le parc bâti, et ce qu'il impose
28 % du parc de Villefranche-sur-Mer est antérieur à 1949, seuil légal du constat plomb. La période la plus représentée reste « 1948-1974 », déjà concernée par le repérage amiante puisque le permis est antérieur à juillet 1997.
La classe C domine le parc, et 23 % des logements sont en E, F ou G — ceux-là déclenchent l'audit énergétique obligatoire à la vente d'une maison.
Les maisons représentent 16 % des 1 854 logements diagnostiqués à Villefranche-sur-Mer dans la base de l'ADEME.
Le bâti haut de gamme de Villefranche-sur-Mer relève principalement de la villa de luxe. Les obligations y sont celles du droit commun ; ce qui change est le périmètre à relever — 16 % du parc local est constitué de maisons, donc de biens à dépendances.
Combien de logements sortent du marché locatif ici
Sur les 1 854 logements recensés à Villefranche-sur-Mer par la base DPE de l'ADEME, 426 sont concernés par le calendrier d'interdiction de louer. Il ne se lit pas en pourcentages mais en logements, et en dates :
- 32 classés G — interdits à la location depuis le 1ᵉʳ janvier 2025
- 120 classés F — interdits à compter du 1ᵉʳ janvier 2028
- 274 classés E — interdits à compter du 1ᵉʳ janvier 2034
La copropriété domine le parc de Villefranche-sur-Mer — 1 493 appartements pour 300 maisons. Le mesurage loi Carrez est donc exigé à la vente d'un lot, et la surface habitable loi Boutin au bail de location nue : les deux ne se calculent pas de la même façon et ne donnent pas le même chiffre.
Ce que l'énergie coûte à Villefranche-sur-Mer
Sur les 1 854 logements que la base publique de l'ADEME recense à Villefranche-sur-Mer, la facture de chauffage médiane s'établit à 1 350 € par an, pour une consommation de 193 kWh par mètre carré et par an. Électricité chauffe 55 % du parc, gaz naturel 39 %.
Les 55 % de logements chauffés à l'électricité pèsent directement sur le diagnostic : le coefficient de conversion en énergie primaire est de 2,3, contre 1 pour le gaz. À 193 kWh au mètre carré, cela suffit à faire basculer d'une classe un logement correctement isolé — à confort identique, à travaux identiques. C'est la première chose que 426 propriétaires à Villefranche-sur-Mer découvrent en recevant leur étiquette.
Rapporté à une propriété de 300 m², cette consommation médiane représente environ 57 900 kWh par an, soit près de 4 050 € au tarif médian relevé ici. C'est le chiffre qui s'affiche en haut du diagnostic de performance énergétique — avant la première visite, avant la première question sur le prix, avec une classe d'émission de gaz à effet de serre A pour 26 % des logements.
Une précision s'impose sur ce chiffre. Cette médiane porte sur les 1 854 logements du parc, appartements compris — et les maisons n'en représentent que 16 % à Villefranche-sur-Mer. Une maison ancienne de grande surface consomme davantage : le chiffre ci-dessus est un plancher pour une villa, pas une estimation. Source : base publique des diagnostics de performance énergétique (ADEME).
Le parc de Villefranche-sur-Mer, classe par classe
La base DPE de l'ADEME recense 1 854 logements à Villefranche-sur-Mer. La classe la plus représentée y est la classe C ; c'est à ce niveau que se situe le dossier auquel s'attend un acquéreur local.
- Classe A
- 50 logements — 3 %
- Classe B
- 165 logements — 9 %
- Classe C
- 631 logements — 34 %
- Classe D
- 582 logements — 31 %
- Classe E
- 274 logements — 15 %
- Classe F
- 120 logements — 6 %
- Classe G
- 32 logements — 2 %
426 d'entre eux relèveraient de l'audit énergétique s'ils étaient mis en vente aujourd'hui, dont 32 en classe G — celle qui, depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, ne peut plus être mise en location.
Vos obligations à Villefranche-sur-Mer
Villefranche-sur-Mer figure dans la zone délimitée par l'arrêté préfectoral de délimitation des zones à termites dans les Alpes-Maritimes : l'état relatif à la présence de termites est obligatoire à la vente. Sa validité est de six mois, la plus courte de tout le dossier — sur une transaction longue, il doit souvent être refait.
L'état des risques et pollutions est généré à l'adresse exacte, jamais à la commune. À Villefranche-sur-Mer, les données officielles relèvent un potentiel radon faible et une sismicité moyenne, ainsi que 11 aléas recensés au titre des plans de prévention. Ce document est valable six mois.
L'électricité est l'énergie de chauffage la plus répandue à Villefranche-sur-Mer. Elle pèse lourd au diagnostic de performance énergétique — le coefficient de conversion en énergie primaire est de 2,3 — et l'état de l'installation intérieure d'électricité est dû au-delà de quinze ans.