Le marché de Paris 7e arrondissement en 2024
Une maison sur deux vendue à Paris 7e arrondissement dépasse le million d'euros — 75 % exactement, sur 4 transactions en 2024. Le haut de gamme n'y est pas un segment à part : c'est le marché ordinaire de la commune.
Une seule de ces ventes portait sur une maison d'au moins 200 m², de 350 m² — le marché de Paris 7e arrondissement se joue davantage sur le prix au mètre carré que sur la surface. Le dossier de diagnostics n'en est pas plus léger : les seuils qui déclenchent le plomb, l'amiante et l'audit énergétique tiennent à l'année de construction et à l'étiquette, jamais à la taille.
Le prix médian d'une maison s'y établit à 8,1 M€, soit 48 814 € le mètre carré. La transaction la plus élevée de l'année a atteint 58 M€.
Le parc bâti, et ce qu'il impose
Le bâti de Paris 7e arrondissement est majoritairement ancien : 80 % des logements datent d'avant 1949. À ce niveau, le constat de risque d'exposition au plomb n'est pas une éventualité, c'est la règle — et l'amiante s'y ajoute presque systématiquement.
Côté performance, 55 % des logements sont classés E, F ou G — la classe la plus représentée est E. C'est un point décisif ici : l'audit énergétique est obligatoire à la vente d'une maison classée E, F ou G, et il pèse lourd sur une grande surface.
Les maisons représentent 1 % des 20 269 logements diagnostiqués à Paris 7e arrondissement dans la base de l'ADEME.
Le bâti haut de gamme de Paris 7e arrondissement relève principalement de la propriété de caractère. Les obligations y sont celles du droit commun ; ce qui change est le périmètre à relever — 1 % du parc local est constitué de maisons, donc de biens à dépendances.
Combien de logements sortent du marché locatif ici
Sur les 20 269 logements recensés à Paris 7e arrondissement par la base DPE de l'ADEME, 11 151 sont concernés par le calendrier d'interdiction de louer. Il ne se lit pas en pourcentages mais en logements, et en dates :
- 1 990 classés G — interdits à la location depuis le 1ᵉʳ janvier 2025
- 2 992 classés F — interdits à compter du 1ᵉʳ janvier 2028
- 6 169 classés E — interdits à compter du 1ᵉʳ janvier 2034
La copropriété domine le parc de Paris 7e arrondissement — 19 692 appartements pour 125 maisons. Le mesurage loi Carrez est donc exigé à la vente d'un lot, et la surface habitable loi Boutin au bail de location nue : les deux ne se calculent pas de la même façon et ne donnent pas le même chiffre.
Ce que l'énergie coûte à Paris 7e arrondissement
Sur les 20 269 logements que la base publique de l'ADEME recense à Paris 7e arrondissement, la facture de chauffage médiane s'établit à 1 540 € par an, pour une consommation de 299 kWh par mètre carré et par an. Électricité chauffe 47 % du parc, gaz naturel 33 %.
Les 47 % de logements chauffés à l'électricité pèsent directement sur le diagnostic : le coefficient de conversion en énergie primaire est de 2,3, contre 1 pour le gaz. À 299 kWh au mètre carré, cela suffit à faire basculer d'une classe un logement correctement isolé — à confort identique, à travaux identiques. C'est la première chose que 11 151 propriétaires à Paris 7e arrondissement découvrent en recevant leur étiquette.
Rapporté à une propriété de 300 m², cette consommation médiane représente environ 89 700 kWh par an, soit près de 4 620 € au tarif médian relevé ici. C'est le chiffre qui s'affiche en haut du diagnostic de performance énergétique — avant la première visite, avant la première question sur le prix, avec une classe d'émission de gaz à effet de serre C pour 30 % des logements.
Une précision s'impose sur ce chiffre. Cette médiane porte sur les 20 269 logements du parc, appartements compris — et les maisons n'en représentent que 1 % à Paris 7e arrondissement. Une maison ancienne de grande surface consomme davantage : le chiffre ci-dessus est un plancher pour une villa, pas une estimation. Source : base publique des diagnostics de performance énergétique (ADEME).
Le parc de Paris 7e arrondissement, classe par classe
La base DPE de l'ADEME recense 20 269 logements à Paris 7e arrondissement. La classe la plus représentée y est la classe E ; c'est à ce niveau que se situe le dossier auquel s'attend un acquéreur local.
- Classe A
- 9 logements — 0 %
- Classe B
- 110 logements — 1 %
- Classe C
- 3 176 logements — 16 %
- Classe D
- 5 823 logements — 29 %
- Classe E
- 6 169 logements — 30 %
- Classe F
- 2 992 logements — 15 %
- Classe G
- 1 990 logements — 10 %
11151 d'entre eux relèveraient de l'audit énergétique s'ils étaient mis en vente aujourd'hui, dont 1990 en classe G — celle qui, depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, ne peut plus être mise en location.
Vos obligations à Paris 7e arrondissement
Aucun arrêté préfectoral de délimitation des zones à termites n'est en vigueur au niveau départemental à Paris. Nous vérifions néanmoins l'arrêté visant à Paris 7e arrondissement avant chaque intervention : la délimitation se fait commune par commune et évolue.
L'électricité est l'énergie de chauffage la plus répandue à Paris 7e arrondissement. Elle pèse lourd au diagnostic de performance énergétique — le coefficient de conversion en énergie primaire est de 2,3 — et l'état de l'installation intérieure d'électricité est dû au-delà de quinze ans.